À Joinville-le-Pont, un ravalement de maison ancienne concerne souvent une façade en brique, le matériau le plus présent dans le bâti d’avant 1948. J’accompagne les propriétaires de la première visite à la réception du chantier : je vérifie les règles d’urbanisme à leur adresse, j’établis le devis détaillé avec l’entreprise et je suis les travaux.
Des maisons du dimanche aux villas de la Marne
La commune s’appelait La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur jusqu’en 1831, année où elle prend le nom de Joinville-le-Pont, en l’honneur du prince de Joinville, fils de Louis-Philippe. Au XIXe siècle, le train de la Bastille y amène les Parisiens le dimanche : des maisons secondaires se construisent au bord de l’eau, divisées en logements indépendants pour trois ou quatre familles. Depuis, ces logements ont été réunis, et les maisons sont devenues de grandes villas.
Joinville-le-Bas regroupe Polangis et Palissy, de part et d’autre de l’avenue du Général-Gallieni ; l’Insee découpe la ville en quartiers plus fins, de Jaurès à Oudinot, des Platanes à Vautier. J’interviens partout.
| Joinville-le-Pont | |
|---|---|
| Maisons individuelles | 1 940 |
| dont construites avant 1948 | 1 362 (70,3 %) |
| dont avant 1920 | 646 |
| dont avant 1900 | 198 |
| Murs en meulière (maisons d’avant 1948) | 31,6 % |
| Murs en brique | 40,5 % |
| Murs en pierre | 15,4 % |
| Maisons d’avant 1948 aux abords d’un monument historique | 57 |
D’après la Base de données nationale des bâtiments, sept maisons sur dix datent d’avant 1948 à Joinville (70,3 %). Leur profil est particulier : la brique couvre 40,5 % de leurs murs, devant la meulière (31,6 %), et plus de la moitié de ces maisons anciennes ont été construites entre 1920 et 1947 : 716, contre 646 avant 1920.
Autre trait propre à la commune : selon la base, seules 57 maisons d’avant 1948 sont aux abords d’un monument historique, et aucune n’est repérée comme bâti patrimonial par le PLUi, le plan local d’urbanisme intercommunal. Joinville n’en est pas moins protégée : elle a son monument et ses sites, présentés plus bas.
Comment ravaler une façade en brique sans l’abîmer ?
La brique réapparaît en force dans la seconde moitié du XIXe siècle, puis devient le matériau des petits pavillons de l’entre-deux-guerres, construits grâce à la loi Loucheur. La charte de ravalement de la commune voisine, Saint-Maur, en pose le principe : conserver la brique apparente, « dans le respect de la vérité du matériau ». Elle en décrit les gestes :
- un lavage à l’eau chaude, à pression modulée selon l’état de la brique, avec un détergent au pH neutre et un biocide contre les micro-organismes ;
- des joints dégradés dégarnis, nettoyés à l’eau, puis refaits avec un mortier de même nature que l’existant : plâtre sur plâtre, chaux sur chaux, ciment sur ciment ;
- une brique pleine laissée apparente ; les briques creuses ou plâtrières, elles, se recouvrent d’enduit.
La même charte rappelle que les maçonneries de brique étaient hourdées, c’est-à-dire liées, au plâtre et à la chaux, et qu’après la Première Guerre mondiale, leurs joints ont été faits systématiquement au ciment. Je ne conseille donc pas de refaire un joint par principe : je regarde d’abord ce qu’il y a, et s’il tient. La charte note aussi que la brique de terre cuite a mieux vieilli que la brique silico-calcaire, faite de chaux et de sable, apparue à la fin du XIXe siècle.
Voici un soubassement de brique, en Val-de-Marne, avant et après restauration :
Avant
AprèsPour la meulière, l’autre matériau de Joinville, la méthode est détaillée sur la page façade en meulière ; pour la brique et la pierre, sur la page pierre de taille et brique.
Faut-il une déclaration préalable pour un ravalement à Joinville ?
Oui dans plusieurs cas, fixés par le Code de l’urbanisme : aux abords d’un monument historique, dans un site inscrit ou classé, et sur une maison protégée par le PLUi. La déclaration préalable est alors obligatoire : un formulaire, des plans et des photos, que la mairie examine avant d’autoriser le chantier.
Joinville a un monument historique, l’ancien château du Parangon, inscrit en partie en 1976. D’après la base, les 57 maisons anciennes situées aux abords dépendent pourtant de monuments voisins : 34 du jardin d’agronomie tropicale, dans le bois de Vincennes, et 23 du pavillon Baltard de Nogent. Pour elles, l’accord de l’architecte des Bâtiments de France (ABF) est nécessaire, et l’instruction dure deux mois au lieu d’un.
La commune compte aussi un site inscrit, dit des quartiers anciens, et deux sites classés : l’île Fanac avec ses berges, et un terrain de la rive gauche de la Marne. Dans ces périmètres, un ravalement passe lui aussi par une déclaration préalable.
Partout ailleurs, c’est le changement d’aspect qui compte : une autre couleur, un autre matériau ou une isolation par l’extérieur imposent la déclaration. À l’identique, je vérifie la règle avec vous au service urbanisme avant de lancer quoi que ce soit. Joinville relève du PLUi Paris Est Marne&Bois et n’a pas de site patrimonial remarquable.
Comment je travaille à Joinville
Sur place, je commence par vous écouter. Je regarde l’appareil de la brique, c’est-à-dire la façon dont elle est posée, ses joints, ses décors, le soubassement, et la toiture au drone si besoin. J’établis avec FRONTIS un devis détaillé, poste par poste ; la teinte d’un joint ou d’un enduit se choisit sur nuancier et son code est inscrit au devis. Je suis le chantier jusqu’à la réception.
Je suis payé par l’entreprise qui réalise les travaux, pas par vous : la visite, le diagnostic et les conseils ne vous sont pas facturés. Le bâti de la commune voisine est présenté sur la page Saint-Maur-des-Fossés, et d’autres chantiers dans les réalisations.
