Savoir-faire · Second œuvre

Rénovation de fenêtres anciennes, ébénisterie et peinture intérieure

Une fenêtre ancienne se restaure et s’isole sans perdre son dessin ; boiseries et plafonds se reprennent dans le même esprit. Après la façade, mon premier métier, je vous accompagne pour ce second œuvre avec Baltazar Berthemet, mon prestataire de confiance.

Mise en peinture intérieure : plafond rouge profond, corniches rechampies en blanc
Mise en peinture intérieure : plafond rouge profond, corniches rechampies en blanc

Une fenêtre ancienne en bois peut le plus souvent être restaurée et recevoir un vitrage isolant, au lieu d’être remplacée. Pour ce second œuvre, je vous accompagne avec Baltazar Berthemet, mon prestataire de confiance, après la façade, qui reste mon premier métier.

Le second œuvre regroupe ce qui vient après le gros œuvre, la structure de la maison : menuiseries, boiseries, peintures.

Pourquoi restaurer une fenêtre ancienne plutôt que la remplacer ?

Parce qu’elle est dessinée pour sa baie. Ses bois suivent les proportions de l’ouverture, ses petits bois, les fines traverses qui divisent le vitrage en carreaux, rythment la façade, et ses profils moulurés accrochent la lumière. Elle se ferme par une crémone, dont la poignée fait coulisser deux tringles vers le haut et le bas, ou par une espagnolette, une tige qui pivote sur toute la hauteur de la fenêtre. Son verre ancien, soufflé ou étiré, fait vibrer les reflets.

Une fenêtre neuve à double vitrage est plus épaisse, et ses petits bois sont rapportés de part et d’autre de la vitre. Mal pensé, le remplacement se voit : bois trop larges, traverse déplacée, verres anciens perdus. Trop dégradée, une fenêtre peut être remplacée, mais à l’identique, admet la charte de ravalement de Saint-Maur-des-Fossés.

Le bois d’une fenêtre ancienne, souvent du chêne, se répare. Restaurer, c’est greffer du bois sain là où il est abîmé, refaire les mastics qui tiennent les vitres et protègent le bois, régler la quincaillerie et reprendre l’étanchéité entre l’ouvrant, la partie mobile, et le dormant, le cadre fixé au mur. La même charte demande de protéger les menuiseries en bois par une peinture microporeuse, qui laisse respirer le bois, plutôt que par une lasure ou un vernis.

Comment doubler le vitrage d’une fenêtre ancienne ?

Trois réponses existent ; chacune change quelque chose.

  • Un double vitrage mince dans la feuillure agrandie. La feuillure est l’entaille du bois où repose la vitre : le menuisier l’élargit pour y loger un double vitrage mince. La fenêtre garde son dessin, ses petits bois et sa quincaillerie, mais perd son verre ancien, et l’ouvrant s’alourdit. Il faut des bois sains et assez larges : sur des profils très fins, il faudrait coller de faux petits bois.
  • Un survitrage. Un second vitrage, sur un cadre à la dimension de l’ouvrant, se fixe côté intérieur et s’ouvre sur charnières pour le nettoyage. Le verre ancien reste en place : c’est la réponse pour garder un vitrail. Vue de l’intérieur, la fenêtre s’épaissit d’un cadre.
  • Une double fenêtre intérieure. Une seconde fenêtre se pose en arrière de la fenêtre d’origine, qui reste intacte. La façade ne change pas, et l’association Maisons Paysannes de France lui prête une isolation comparable à celle d’une fenêtre à double vitrage. En contrepartie, elle occupe l’embrasure, l’épaisseur du mur autour de la baie, et vous ouvrez deux fenêtres au lieu d’une.

Doublée ou remplacée, une fenêtre plus étanche change la façon dont la maison respire : on pense la ventilation en même temps, pour éviter la condensation sur les murs.

Portes, volets, boiseries : que peut l’ébénisterie ?

L’ébénisterie est le travail fin du bois, du meuble à la boiserie. Une porte d’entrée en bois se restaure : panneaux recollés, parties abîmées greffées, quincaillerie reprise. La charte de Saint-Maur demande de la remettre en état ou de la remplacer à l’identique, en évitant le métal et le PVC.

Porte en bois à panneaux sous un arc en ogive, tympan à vitrail
Porte en bois à panneaux sous un arc en ogive, tympan à vitrail

Pour les volets, la charte préconise le bois persienné, à lames horizontales, et déconseille le PVC comme les volets roulants.

À l’intérieur, les boiseries (lambris, portes, placards anciens) se réparent avant de se remplacer. Quand il faut créer, un agencement sur mesure se dessine avec les moulures et les proportions de la pièce.

Comment repeindre plafonds, corniches et moulures ?

Dans une maison ancienne, la peinture commence par le support. Un plafond en plâtre fissuré ou qui sonne creux se reprend ; une ancienne peinture à la colle, qui farine sous le doigt, se lessive avant toute nouvelle couche ; des moulures empâtées par les couches successives se dégagent pour retrouver leur finesse.

Vient ensuite le rechampi : on peint une corniche, la moulure qui relie le mur au plafond, ou un encadrement d’une autre teinte que le fond, pour le détacher. La photo en tête de page en montre un exemple.

Hall à colonnes, plafond à gorge lumineuse et décor d’arbre peint
Hall à colonnes, plafond à gorge lumineuse et décor d’arbre peint

Dans quel ordre faire les travaux ?

D’abord le clos et le couvert, ce qui met la maison hors d’eau et hors d’air : la toiture et sa zinguerie, puis la façade, qu’elle soit en meulière apparente ou en pierre de taille et brique.

Les fenêtres, elles, appartiennent au clos : l’idéal est de les restaurer pendant le ravalement, tant que l’échafaudage est monté. Leurs faces extérieures, leurs mastics et leurs appuis sont alors à portée de main.

L’intérieur vient en dernier : on repeint une fois la maison hors d’eau, et après la menuiserie, qui marque les embrasures.

Faut-il une autorisation pour changer ses fenêtres ?

Remplacer ses fenêtres, ses volets ou une porte extérieure par un autre modèle, ou en changer le matériau ou la couleur, modifie l’aspect extérieur de la maison : il faut une déclaration préalable en mairie. Le délai d’instruction est d’un mois, deux mois en secteur protégé.

Aux abords d’un monument historique, ces travaux demandent l’accord de l’architecte des Bâtiments de France (ABF), qui peut l’assortir de prescriptions. En pratique, il demande le plus souvent des fenêtres semblables aux anciennes : même matériau, même dessin, mêmes petits bois. Voir le conseil déclaration préalable et accord de l’ABF.

Côté TVA, l’entretien et l’amélioration d’un logement achevé depuis plus de deux ans relèvent en principe du taux de 10 %, et l’isolation des parois vitrées, sous conditions, de celui de 5,5 %.

Avec qui je travaille pour le second œuvre ?

Baltazar Berthemet est mon prestataire de confiance pour le second œuvre : ébénisterie, rénovation des fenêtres anciennes, doublage des vitrages, peinture intérieure. Je fais appel à lui une fois la façade engagée, pour que l’intérieur reçoive le même soin que l’extérieur.

Comment je vous accompagne

Je viens voir la maison et je vous écoute : ce qui vous gêne (le froid près des fenêtres, le bruit, une porte qui ferme mal) et ce que vous voulez garder. Puis je fais le relevé, fenêtre par fenêtre : bois, appuis, mastics, quincaillerie, verres, épaisseur des murs.

Je prépare avec Baltazar Berthemet un devis détaillé, poste par poste. Je suis ensuite les travaux jusqu’à leur réception, à vos côtés.

Mon rôle et la façon dont je suis rémunéré sont expliqués sur la page comment je travaille. La page des réalisations montre aussi une mise en peinture intérieure.

Contact

Parlons de votre maison.

Dites-moi où elle se trouve et ce que vous aimeriez en faire. Je vous rappelle, puis je viens la voir. La première visite ne vous engage à rien.

Téléphone06 20 60 65 13

Je réponds personnellement, en français ou en anglais.

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